L'histoire de Château Pontet-Canet débute au début du XIIIème siècle lorsque Jean-François de Pontet, gouverneur du Médoc, rassemble plusieurs parcelles de terre situées à LIEN-APPELLATION[130, Pauillac]. Ses descendants agrandissent le domaine en y annexant les vignobles voisins du lieu-dit Canet. Avec ses 81 hectares de vignes, le domaine est, aujourd’hui encore, l’un des plus grands vignobles du Médoc.
Traditionnellement, dans la région de Bordeaux, le nom du fondateur du domaine était accolé à celui de l’appellation cadastrale, c’est ainsi que le nom Pontet-Canet naquit.
Le classement de 1855 ne passe pas à côté du prestigieux domaine puisqu’il obtient le titre fabuleux de Grand Cru Classé.

La famille Cruse succède à la famille de Pontet en 1865. Riches négociants bordelais, ils possédaient aussi les châteaux Giscours et Rauzan-Ségla. Leur passage se traduira par de nombreux travaux, notamment la rénovation des infrastructures et la modernisation des outils et processus de vinification. Pontet Canet rayonne dès cette époque à travers le Monde.
Les propriétaires actuels du domaine, la famille Tesseron, ont acquis le domaine en 1975. Dans une logique d’amélioration continue, ils ont su prolonger les désirs de leurs prédécesseurs en préservant la renommée de Pontet-Canet.
Après six ans de travail pour se convertir à la viticulture bio et biodynamique, Alfred Tesseron possède aujourd'hui le seul Cru Classé du Médoc certifié (à partir du millésime 2010). Les 81 hectares de vignes sont cultivés comme un jardin, sans désherbant chimique, avec des chevaux pour le labour.

Au cœur de Pauillac, la terre sur laquelle s’érige Pontet-Canet réserve bien des surprises. C’est sur ces terres, pauvre en apparence que se développe depuis plusieurs siècles les célèbres châteaux Monton Rothschild et Armailhac.
En intervenant naturellement et le moins possible, Alfred Tesseron, à la tête du domaine, pratique une gestion parcellaire très vigilante ce qui permet à la vigne trouver un équilibre.

Les vendanges sont réalisées à la main, la manipulation des raisins est minimisée, ainsi ils ne subissent ni pression, ni pompage pour bannir le risque d’oxydation. Le tri des fruits est une étape importante : deux tables vibrantes sont encadrées par huit personnes qui écartent manuellement les débris susceptibles d’influencer la vinification par la suite.